118D1
Laquelle des affirmations suivantes est correcte concernant la névrite vestibulaire ?
a. Les récidives sont fréquentes.
b. Un nystagmus vertical est observé.
c. Elle s'accompagne de maux de tête.
d. Elle s'accompagne d'une perte auditive.
e. Elle s'accompagne de nausées.
La réponse correcte est e. Elle s'accompagne de nausées.
118D2
Depuis la découverte du virus, des épidémies se sont répétées dans différentes régions d'Afrique. Le virus pénètre dans le corps par des plaies ou des muqueuses lorsqu'une personne entre en
contact avec les liquides corporels d'un individu infecté. Les symptômes commencent par de la fièvre, de la fatigue, des maux de tête, des douleurs musculaires et un mal de gorge, suivis de
vomissements et de diarrhée. Même après la guérison, le virus peut rester présent dans le sperme. Le taux de mortalité moyen lors des épidémies passées est d'environ 50 %.
De quel virus s'agit-il ?
a. Virus Ebola
b. Virus Zika
c. Nouveau coronavirus
d. Virus de la dengue
e. Poliovirus
La réponse correcte est a. Virus Ebola.
118D3
Quel tracé ECG nécessite un choc électrique immédiat ?
a. Asystolie
b. Fibrillation auriculaire
c. Tachycardie ventriculaire sans pouls
d. Bloc auriculo-ventriculaire complet
e. Activité électrique sans pouls (PEA)
La réponse correcte est c. Tachycardie ventriculaire sans pouls.
L'asystolie, ou "ligne plate", est une absence complète d'activité électrique dans le cœur. La défibrillation n'est pas efficace dans ce cas, car il n'y a pas de rythme électrique sous-jacent à réinitialiser. La RCP (réanimation cardio-pulmonaire) et les médicaments sont les interventions principales.
La fibrillation auriculaire est un rythme irrégulier fréquent qui peut être grave, mais ne nécessite pas de défibrillation immédiate sauf si le patient est hémodynamiquement instable. La fibrillation auriculaire sans absence de pouls n'est pas considérée comme un arrêt cardiaque.
Dans le Bloc auriculo-ventriculaire (AV) complet, les signaux électriques entre les oreillettes et les ventricules sont interrompus, mais le cœur continue souvent de battre de manière indépendante dans les ventricules, procurant un pouls. La défibrillation n'est pas indiquée sauf en cas d'arrêt cardiaque.
Dans l'activité électrique sans pouls (PEA), il y a une activité électrique visible sur l'ECG, mais le cœur ne pompe pas le sang efficacement, ce qui entraîne une absence de pouls. La défibrillation n'est pas efficace pour la PEA ; au contraire, la RCP et le traitement des causes sous-jacentes sont les interventions recommandées.
118D4
Laquelle des affirmations suivantes est correcte concernant le trouble des tics chez les enfants ?
a. Il est plus fréquent chez les garçons.
b. Il survient fréquemment à l’adolescence.
c. Il implique généralement des mouvements lents.
d. Les symptômes sont souvent observés pendant le sommeil.
e. Les symptômes persistent souvent toute la vie.
La réponse correcte est a. Il est plus fréquent chez les garçons.
118D5
Laquelle des affirmations suivantes est correcte concernant la hernie inguinale chez l’adulte ?
a. Elle est fréquente chez les femmes âgées.
b. Il s'agit d'une hernie externe.
c. La fréquence de la hernie inguinale directe est élevée.
d. Elle est causée par une fermeture incomplète du processus vaginal.
e. Des antécédents de chirurgie abdominale ouverte constituent un facteur de risque.
La réponse correcte est b. Il s'agit d'une hernie externe.
118D6
Quelle est la cause la plus fréquente de la pyélonéphrite aiguë chez les hommes adultes ?
a. Infection sexuellement transmissible
b. Vessie hyperactive
c. Néphropathie diabétique
d. Cystite interstitielle
e. Calcul obstructif de l’uretère
La réponse correcte est e. Calcul obstructif de l’uretère.
118D8
Laquelle des affirmations suivantes concernant la physiopathologie du syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) est correcte ?
a. Diminution de la résistance des voies respiratoires
b. Diminution de la résistance vasculaire pulmonaire
c. Diminution du shunt intrapulmonaire
d. Augmentation de la compliance pulmonaire
e. Diminution du surfactant pulmonaire
La réponse correcte est e. Diminution du surfactant pulmonaire.
118D9
Quelle affection est fréquemment associée à la cholangite sclérosante primitive ?
a. Colite ischémique
b. Colite pseudomembraneuse
c. Diverticulite du côlon
d. Rectocolite hémorragique (colite ulcéreuse)
e. Syndrome de l’intestin irritable
La réponse correcte est d. Rectocolite hémorragique (colite ulcéreuse).
118D10
Lequel des symptômes suivants est peu susceptible de se produire en cas de fracture du plancher orbital ?
a. Diplopie (vision double)
b. Épistaxis (saignement de nez)
c. Trouble de l’odorat (perte de l'odorat)
d. Limitation de l'élévation du globe oculaire
e. Trouble de la sensibilité de la joue
La réponse correcte est c. Trouble de l’odorat (perte de l'odorat).
118D11
Laquelle des affirmations suivantes est correcte concernant le déficit immunitaire combiné sévère (DICS) ?
a. Tous les ganglions lymphatiques du corps sont hypertrophiés.
b. L'immunité contre les virus est maintenue.
c. Il suit un mode de transmission dominant.
d. Les taux d'immunoglobulines sériques sont dans la norme.
e. Une mauvaise prise de poids survient peu après la naissance.
La réponse correcte est e. Une mauvaise prise de poids survient peu après la naissance.
118D12
Lesquels des éléments suivants sont nécessaires pour classer la gravité de la maladie rénale chronique (MRC) ? Sélectionnez deux réponses.
a. Pression artérielle
b. Sexe
c. Densité urinaire
d. Âge
e. Tour de taille
Les bonnes réponses sont b. Sexe et d. Âge.
118D13
Lesquelles des complications suivantes sont mécaniques après un infarctus du myocarde aigu ? Sélectionnez trois réponses.
a. Rupture du septum interventriculaire
b. Obstruction de la voie d'éjection du ventricule gauche
c. Tamponnade cardiaque
d. Insuffisance mitrale aiguë
e. Insuffisance aortique aiguë
Les bonnes réponses sont a. Rupture du septum interventriculaire, c. Tamponnade cardiaque et d. Insuffisance mitrale aiguë.
118D14
Lesquels des traitements suivants sont appropriés pour le cancer de la prostate ? Sélectionnez trois réponses.
a. Orchiectomie (ablation des testicules)
b. Radiothérapie
c. Administration de bloqueurs α1
d. Prostatectomie radicale (ablation complète de la prostate)
e. Résection transurétrale de la prostate (RTUP)
Les bonnes réponses sont a. Orchiectomie (ablation des testicules), b. Radiothérapie, et d. Prostatectomie radicale (ablation complète de la prostate).
118D15
Quels sont les sites de fracture fréquents chez les personnes âgées ayant des antécédents d’ostéoporose et ayant subi une chute ? Sélectionnez trois réponses.
a. Colonne vertébrale
b. Rotule (patella)
c. Cheville
d. Radius distal
e. Fémur proximal
Les bonnes réponses sont a. Colonne vertébrale, d. Radius distal, et e. Fémur proximal.
118D16
Un homme de 60 ans consulte pour des céphalées comme principale plainte. Il a des antécédents d’utilisation occasionnelle d’analgésiques pour des céphalées de tension. Il y a quatre jours, des
céphalées et des nausées sont apparues soudainement. La douleur concerne l’ensemble de la tête et est particulièrement intense dans la région occipitale, s’étendant au cou. Malgré la prise
répétée d’analgésiques, les symptômes ne se sont pas améliorés, ce qui l’a conduit à consulter. Lors d’un examen de santé précédent, une hypertension avait été diagnostiquée, mais elle n’a pas
été traitée. Il fume environ 10 cigarettes par jour depuis 40 ans et consomme environ un verre de shochu par jour.
À l’examen, il est conscient et orienté, avec une taille de 165 cm, un poids de 70 kg, une température de 36,8 °C, un pouls de 84 battements par minute (régulier), une pression artérielle de 184/96 mmHg, une fréquence respiratoire de 16/min et une SpO₂ de 97 % en air ambiant.
Une coupe horizontale en scanner sans contraste de la tête est montrée.
Quel médicament doit être administré par voie intraveineuse après l’établissement d’un accès veineux ?
a. Héparine
b. Atropine
c. Prednisolone
d. Bloqueur des canaux calciques
e. Gluconate de calcium
La bonne réponse est d. Bloqueur des canaux calciques.
118D17
Une femme de 83 ans consulte pour une sensation de gêne lors de la déglutition pendant les repas. Il y a deux ans, elle a ressenti des brûlures d’estomac, a été diagnostiquée avec un reflux
gastro-œsophagien (RGO) par endoscopie digestive haute et a reçu des médicaments pour réduire la sécrétion acide. Depuis un an, elle ressent une sensation d’obstruction en mangeant, et les
symptômes persistent, ce qui l’a poussée à consulter. Elle n’a pas d’antécédents de tabagisme ou de consommation d’alcool.
À l’examen, elle mesure 156 cm, pèse 60 kg, a une température de 36,8 °C, un pouls de 60 battements par minute (régulier), une pression artérielle de 140/88 mmHg, une fréquence respiratoire de 18/min, et une saturation en oxygène (SpO₂) de 94 % en air ambiant.
Il n’y a aucune anomalie au niveau des conjonctives palpébrale et bulbaire. Les bruits cardiaques sont normaux. Les bruits respiratoires sont diminués dans la région antérieure inférieure gauche du thorax. L'abdomen est plat et souple, et le foie ainsi que la rate ne sont pas palpables.
Des images CT horizontales et coronales du thorax et de l'abdomen sont présentées.
Quel est le diagnostic ?
a. Cancer de l'œsophage
b. Diverticule de l'œsophage
c. Tumeur médiastinale
d. Achalasie de l'œsophage
e. Hernie hiatale
La bonne réponse est e. Hernie hiatale.
118D18
Une femme de 32 ans (G0P0) consulte pour une aménorrhée comme principale plainte. Elle a eu ses premières règles à l’âge de 13 ans, et ses cycles menstruels étaient réguliers jusqu’à l’âge de 29
ans. Par la suite, elle a présenté des cycles irréguliers, et une aménorrhée est survenue à 31 ans, la conduisant à consulter un gynécologue. Depuis six mois, elle se plaint de maux de tête dont
la fréquence et l’intensité ont augmenté au cours des deux derniers mois. À l’examen clinique, elle mesure 165 cm, pèse 55 kg, sa température est de 36,3 °C, son pouls est de 64/min (régulier),
sa tension artérielle de 120/67 mmHg, et sa fréquence respiratoire de 18/min. Ses seins sont bien développés, et ses organes génitaux externes sont de type féminin avec une pilosité pubienne et
axillaire présente. Les analyses biologiques montrent : globules rouges 3,5 millions, hémoglobine 12,1 g/dL, hématocrite 33 %, globules blancs 3.700, et plaquettes 310.000. Les
résultats biochimiques sanguins révèlent un TSH à 2,3 μU/mL (valeurs de référence 0,2–4,0), une prolactine à 125 ng/mL (valeurs de référence ≤15) et une hCG <0,5 IU/L (valeurs
de référence ≤1,0). Une échographie transvaginale montre un utérus de taille normale mais avec un endomètre mince ; les ovaires sont de taille normale avec de petits follicules
visibles.
Quel examen d’imagerie doit être réalisé en priorité ?
a. Scanner abdominal
b. TEP au FDG
c. IRM de l’hypophyse
d. Mammographie
e. Échographie de la thyroïde
La bonne réponse est c. IRM de l’hypophyse.
118D19
Une femme de 73 ans consulte pour une faiblesse musculaire et des difficultés à avaler. Il y a deux mois, elle a commencé à avoir des difficultés à monter les escaliers, et il y a un mois, elle
ne pouvait plus soulever ni manipuler sa literie. Il y a deux semaines, un œdème des paupières supérieures et des érythèmes sur l’ensemble du corps sont apparus, et il y a sept jours, des
difficultés à manger dues à des épisodes de fausse route l’ont conduite à consulter. À l’examen, elle est consciente, avec une taille de 154 cm, un poids de 40 kg, une température de 37,5 °C, un
pouls de 96/min (régulier), une pression artérielle de 134/70 mmHg, une fréquence respiratoire de 16/min et une saturation en oxygène (SpO₂) de 97 % en air ambiant. Les résultats cliniques
montrent un œdème érythémateux pâle des paupières supérieures et des papules rouges sur le dos des articulations des doigts. Des érythèmes sont également observés sur les pavillons auriculaires,
le cou antérieur, le dos, la face externe des bras et la région latérale des fesses. Les bruits cardiaques et respiratoires ainsi que les ganglions lymphatiques superficiels sont normaux. Une
faiblesse musculaire proximale symétrique des membres est constatée, mais aucune anomalie sensorielle n’est présente. L’examen urinaire est normal. Les analyses sanguines
montrent : GR 3,72 millions, Hb 11,3 g/dL, Ht 33 %, GB 5 900 (neutrophiles 75 %, éosinophiles 1 %, monocytes 12 %, lymphocytes 12 %), plaquettes 260 000, protéines totales 5,6 g/dL, albumine 3,0
g/dL, AST 108 U/L, ALT 79 U/L, LDH 628 U/L (référence : 124–222), γ-GT 30 U/L (référence : 9–32), CK 1 620 U/L (référence : 41–153), urée 12 mg/dL, créatinine 0,4 mg/dL, glycémie 111 mg/dL, TSH
3,8 μU/mL (référence : 0,2–4,0), FT3 2,7 pg/mL (référence : 2,3–4,3), FT4 1,1 ng/dL (référence : 0,8–2,2), CRP 0,8 mg/dL, et anticorps anti-TIF1-γ positifs. La radiographie thoracique ne montre
aucune anomalie.
Quelle est la complication la plus importante à surveiller chez cette patiente ?
a. Insuffisance hépatique
b. Tumeur maligne
c. Pneumopathie interstitielle
d. Insuffisance rénale aiguë
e. Troubles vésico-rectaux
La bonne réponse est b. Tumeur maligne.
L’anticorps anti-TIF1-γ positifs est fortement associé à une dermatomyosite paranéoplasique. Il est un marqueur clé de la présence possible d’un cancer.
118D20
Une femme de 80 ans a été hospitalisée pour une pneumonie d’inhalation après un AVC et traitée avec des antibiotiques pendant 7 jours. Bien que sa pneumonie montre des signes d’amélioration, elle
a développé plus de 10 épisodes de diarrhée aqueuse par jour. À l’examen, elle est consciente, avec une taille de 154 cm, un poids de 43 kg, une température de 37,3 °C, un pouls de 72/min
(régulier), une pression artérielle de 136/80 mmHg, une fréquence respiratoire de 18/min, et une saturation en oxygène (SpO₂) de 97 % en air ambiant. Les bruits cardiaques et respiratoires sont
normaux, et l’abdomen est plat avec une légère sensibilité à la palpation de la région inférieure. Les analyses de laboratoire montrent : GR 3,8 millions, Hb 11,0 g/dL, GB 10
100, plaquettes 210 000, protéines totales 7,3 g/dL, albumine 3,9 g/dL, bilirubine totale 0,8 mg/dL, AST 30 U/L, ALT 35 U/L, LDH 140 U/L (référence : 124–222), γ-GT 30 U/L (référence : 9–32),
amylase 100 U/L (référence : 44–132), urée 12 mg/dL, créatinine 0,8 mg/dL, glycémie 98 mg/dL, et CRP 1,2 mg/dL. Une radiographie abdominale ne montre aucune anomalie.
Quel examen devrait être réalisé à ce stade ?
a. Test de recherche de sang occulte dans les selles
b. Coproculture
c. Test respiratoire à l’urée
d. Test des toxines de Clostridioides difficile dans les selles
e. Test d’α1-antitrypsine
La bonne réponse est d. Test des toxines de Clostridioides difficile dans les selles.
118D21
Une femme de 21 ans consulte pour une éruption cutanée sur le visage, qui constitue sa principale plainte. Elle présente des éruptions récurrentes au visage depuis huit ans, avec des épisodes
d’amélioration et d’aggravation. L’éruption a tendance à s’aggraver avant les menstruations. Au cours des deux derniers mois, son état s’est aggravé en raison d’un stress psychologique et d’un
régime alimentaire déséquilibré. Elle n’a pas utilisé de corticostéroïdes topiques. Elle ne ressent pas de démangeaisons, mais rapporte une douleur légère. Une photographie de son visage est
présentée.
Quel est le diagnostic ?
a. Prurigo nodulaire
b. Acné vulgaire
c. Lupus vulgaire
d. Dermatite de type rosacée
e. Dermatite séborrhéique
La bonne réponse est b. Acné vulgaire.
118D22
Un homme de 65 ans a été adressé à la clinique après que des anomalies ont été détectées lors d'une échographie abdominale réalisée dans le cadre d'un bilan de santé. Il y a deux ans, des
anomalies des tests de la fonction hépatique avaient été identifiées lors d'un bilan de santé, mais le patient n'avait pas réalisé de suivi en raison de l'absence de symptômes. Ses antécédents
médicaux sont sans particularité. Il est travailleur indépendant, a une histoire tabagique de 20 cigarettes/jour pendant 20 ans et consomme 350 mL de bière par semaine depuis 45 ans. Sa mère est
décédée d'un cancer du foie. À l'examen, sa taille est de 170 cm, son poids de 70 kg, son pouls de 96/min (régulier) et sa pression artérielle de 144/90 mmHg. Les bruits cardiaques et
respiratoires sont normaux. Le foie est palpable à 2 cm sous le rebord costal droit. Les analyses biologiques montrent : bilirubine totale 0,8 mg/dL, AST 90 U/L, ALT 85 U/L, γ-GT 60 U/L
(référence : 13–64), glycémie à jeun 98 mg/dL, HbA1c 5,6 % (référence : 4,9–6,0), triglycérides 160 mg/dL, HDL-cholestérol 36 mg/dL, et α-fœtoprotéine (AFP) 160 000 ng/mL (référence : ≤20). Les
résultats immunosérologiques montrent HBs-antigène négatif et ① anticorps anti-VHC positifs, avec un ② test ICG (rétention à 15 minutes) de 8 % (référence :
≤10). Une tomodensitométrie avec contraste du thorax et de l'abdomen révèle un ④ carcinome hépatocellulaire (CHC) de 5 cm dans le segment antérieur du lobe droit du
foie, avec ③ une métastase intra-hépatique et ⑤ des métastases pulmonaires bilatérales.
Quelle est la raison pour laquelle ce patient n’est pas candidat à une résection du carcinome hépatocellulaire ?
a. ① Anticorps anti-VHC positifs
b. ② Test ICG (rétention à 15 minutes)
c. ③ Métastase intra-hépatique
d. ④ Taille de la tumeur de 5 cm
e. ⑤ Métastases pulmonaires
La bonne réponse est e. Métastases pulmonaires.
118D23
Un homme de 25 ans consulte pour des douleurs à la joue gauche et des écoulements nasaux. Il présente des symptômes de type rhume depuis cinq jours. Il y a trois jours, il a ressenti des douleurs
à la joue gauche et a remarqué des écoulements nasaux purulents provenant de la narine gauche. Les douleurs à la joue gauche se sont intensifiées, ce qui l’a poussé à consulter.
À l’examen, sa température est de 37,2 °C. Il n’y a ni rougeur ni gonflement de la peau sur les joues. L’examen nasal révèle des écoulements nasaux purulents dans la narine gauche.
Quel est le diagnostic ?
a. Furoncle nasal
b. Névralgie du trijumeau
c. Sinusite aiguë
d. Cellulite de la joue
e. Rhinite allergique
La bonne réponse est c. Sinusite aiguë.
118D24
Une femme de 30 ans consulte pour une sensation de lourdeur gastrique après les repas, qui constitue sa principale plainte. Elle rapporte ressentir ce symptôme depuis le lycée, avec une
aggravation durant des périodes de stress, telles que la préparation des examens d’entrée à l’université et le début de sa carrière professionnelle. Au cours des trois derniers mois, la fréquence
des symptômes a augmenté, survenant trois fois par semaine, ce qui l’a poussée à consulter. Elle ne signale ni perte de poids ni fièvre. Ses antécédents médicaux et familiaux sont sans
particularité. À l’examen, sa taille est de 160 cm, son poids de 56 kg, sa température de 36,2 °C, son pouls de 64/min (régulier), et sa pression artérielle de 120/70 mmHg. Il n’y a aucune
anomalie au niveau des conjonctives ou des sclères. Les bruits cardiaques et respiratoires sont normaux. L’abdomen est plat, souple, et indolore à la palpation. Les analyses
biologiques montrent : GR 4,68 millions, Hb 13,9 g/dL, Ht 42 %, GB 5 300, plaquettes 210 000, protéines totales 7,8 g/dL, albumine 4,3 g/dL, bilirubine totale 0,9 mg/dL, AST 22 U/L, ALT
16 U/L, LDH 180 U/L (référence : 124–222), ALP 80 U/L (référence : 38–113), γ-GT 21 U/L (référence : 9–32), amylase 92 U/L (référence : 44–132), urée 12 mg/dL, créatinine 0,6 mg/dL, CRP 0,1
mg/dL. Un test respiratoire à l’urée est négatif, et une endoscopie digestive haute ne montre aucune anomalie.
Quel traitement ne devrait pas être utilisé chez cette patiente ?
a. Kampo (médecine traditionnelle japonaise à base de plantes)
b. AINS
c. Antidépresseurs
d. Médicaments antiacides
e. Régulateurs de la motilité gastro-intestinale
La réponse est b. AINS.
118D25
Un homme de 63 ans a été amené aux urgences par ambulance avec une dyspnée comme principale plainte. Il ressent une gêne respiratoire à l’effort depuis trois jours. Aujourd’hui, après son retour
à domicile, la dyspnée s’est progressivement aggravée au point de devenir insupportable, ce qui l’a poussé à appeler une ambulance. À l’âge de 50 ans, on lui a diagnostiqué une hypertension
artérielle, mais il n’a pas consulté de médecin depuis. Il a un historique tabagique de 20 cigarettes/jour pendant 43 ans et consomme de l’alcool de manière occasionnelle.
À l’examen clinique, il est conscient mais semble en détresse. Il mesure 170 cm, pèse 85 kg, a une température de 36,8 °C, une fréquence cardiaque de 122 bpm (régulière), une pression artérielle de 190/116 mmHg (sans différence entre les côtés), une fréquence respiratoire de 26/min et une SpO₂ de 92 % sous oxygène avec un masque réservoir (10 L/min). Les constatations cliniques incluent une turgescence des veines jugulaires, un quatrième bruit cardiaque audible (B4) et des crépitants grossiers dans les deux champs pulmonaires. Aucun œdème des membres inférieurs n’est observé.
Analyses biologiques : RBC 4,45 millions, Hb 13,7 g/dL, Ht 41 %, WBC 8 100, plaquettes 220 000, protéines totales 6,9 g/dL, AST 31 U/L, ALT 30 U/L, LDH 164 U/L (référence : 124–222), CK 110 U/L (référence : 59–248), urée 21 mg/dL, créatinine 1,1 mg/dL, eGFR 60 mL/min/1,73 m², acide urique 8,2 mg/dL, glucose 104 mg/dL, Na 132 mEq/L, K 3,9 mEq/L, Cl 110 mEq/L, BNP 1 820 pg/mL (référence : ≤18,4), CRP 0,3 mg/dL. Un test rapide pour la troponine T est négatif.
L’échocardiographie révèle une contractilité cardiaque normale sans anomalie valvulaire. Un ECG à 12 dérivations et une radiographie thoracique sont présentés.
Quel est le diagnostic ?
a. Péricardite
b. Cardiomyopathie dilatée
c. Urgence hypertensive
d. Angor instable
e. Cardiomyopathie hypertrophique obstructive
La réponse correcte est c. Urgence hypertensive.
118D26
Un homme de 72 ans se présente avec des douleurs abdominales basses et une hématurie. Il a remarqué une hématurie pour la première fois il y a un mois, et depuis hier, il ressent des douleurs abdominales basses, ce qui l'a poussé à consulter. Il mesure 162 cm, pèse 58 kg, a une température corporelle de 36,8 °C, une fréquence cardiaque de 60 battements par minute (régulière), une pression artérielle de 148/90 mmHg et une fréquence respiratoire de 16 respirations par minute. L’abdomen est plat, souple et non douloureux, sans palpation du foie ni de la rate. Un toucher rectal révèle une prostate de 5 cm, ferme et élastique, sans douleur à la palpation. Résultats de l'analyse urinaire : Protéines (±), glucose (−), sang occulte (3+), le sédiment urinaire montre plus de 100 globules rouges/HPF et plus de 100 globules blancs/HPF. Une radiographie abdominale et une image de cystoscopie sont fournies. Une culture urinaire a été envoyée, et un traitement antibiotique a été initié.
Quel est le traitement le plus approprié à effectuer ensuite ?
a. Thérapie de dissolution des calculs
b. Cystectomie totale
c. Création d'une fistule vésicale
d. Cystolithotritie transurétrale
e. Lithotritie extracorporelle par ondes de choc
La réponse correcte est d. Cystolithotritie transurétrale.
118D27
Une femme de 65 ans s'est présentée avec une tuméfaction cervicale comme principal motif de consultation. Elle avait remarqué cette tuméfaction depuis 8 mois, mais n'avait pas consulté car elle était indolore. La taille de la tuméfaction n'avait pas changé, mais sa famille l'a incitée à consulter. Elle n'a signalé ni fièvre, ni sueurs nocturnes, ni perte de poids. L'examen du thorax et de l'abdomen n'a révélé aucune anomalie. Plusieurs ganglions lymphatiques élastiques, mobiles, fermes et mesurant 2 à 3 cm de diamètre ont été palpés des deux côtés du cou et des régions inguinales, sans sensibilité à la pression. Les analyses de laboratoire montrent : GR : 4,15 millions, Hb : 12,5 g/dL, Ht : 40 %, GB : 5 600, plaquettes : 280 000, protéines totales : 7,0 g/dL, albumine : 4,2 g/dL, LDH : 200 U/L (valeurs de référence : 124-222), CRP : 0,2 mg/dL, et anticorps HTLV-1 : négatifs. Aucun signe de cellules anormales n'a été trouvé dans le frottis sanguin périphérique ni dans la biopsie de moelle osseuse. Un scanner avec contraste du cou au bassin a révélé des adénopathies (diamètre de 3 cm) dans les régions cervicales bilatérales, inguinales et autour de l'aorte abdominale. L’analyse histopathologique d’une biopsie d’un ganglion lymphatique cervical droit, incluant une coloration H&E et une coloration immunohistochimique CD20, est présentée.
Quel est le diagnostic le plus probable ?
a. Lymphome folliculaire
b. Lymphome de Burkitt
c. Lymphome à cellules T périphériques
d. Leucémie/Lymphome à cellules T de l'adulte
e. Lymphome diffus à grandes cellules B
La réponse correcte est a. Lymphome folliculaire.
118D28
Un homme de 19 ans consulte pour une dyspnée. Il a ressenti un essoufflement il y a deux jours et, aujourd'hui, des douleurs thoraciques accompagnées de difficultés respiratoires, ce qui l'a
amené à consulter. À l'examen, il est conscient, avec une température corporelle de 37,2 °C, une fréquence cardiaque de 104/min (régulière), une pression artérielle de 98/62 mmHg, une fréquence
respiratoire de 22/min et une SpO₂ de 90 % en air ambiant. Aucun bruit respiratoire n'est audible à droite. Une radiographie thoracique est présentée.
Quelle complication doit être surveillée après un drainage thoracique ?
a. Chylothorax
b. Œdème pulmonaire
c. Arythmie
d. Thromboembolie
e. Lésion du nerf récurrent
La bonne réponse est b. Œdème pulmonaire.
118D29
Une femme multipare de 32 ans (2 grossesses, 1 accouchement), enceinte de 35 semaines + 1 jour, a été transportée en urgence par ambulance en raison de saignements vaginaux. Jusqu'à 33 semaines de grossesse, elle avait été suivie pour des examens prénatals dans un autre établissement médical. Elle avait prévu d’accoucher dans cet hôpital après être retournée dans sa région d’origine, mais a demandé une ambulance après avoir remarqué des saignements vaginaux. La patiente est consciente, avec une température corporelle de 37,2 °C, une fréquence cardiaque de 92 battements/min (régulière), une pression artérielle de 108/72 mmHg, une fréquence respiratoire de 20 respirations/min et une saturation en oxygène de 98 % en air ambiant. Lors d'un examen au spéculum, un saignement continu provenant du col externe a été constaté, pour une quantité totale estimée à environ 200 mL. Le tracé cardiotocographique a montré que l'état du fœtus est satisfaisant et a révélé des contractions utérines toutes les 10 minutes. Une échographie transvaginale réalisée à l’arrivée (la flèche indique l’orifice interne du col) est présentée.
Quelle est la prise en charge appropriée ?
a. Transfusion sanguine
b. Changement de position
c. Césarienne d’urgence
d. Compression bimanuelle de l’utérus
e. Administration de sulfate de magnésium
La réponse correcte est c. Césarienne en urgence.
118D30
Un homme de 73 ans consulte pour un examen approfondi du pancréas après qu'une échographie abdominale réalisée il y a deux semaines lors d'un bilan de santé a révélé une dilatation du canal pancréatique. Il est traité par voie orale pour un diabète depuis 10 ans. Son état de conscience est clair. Taille : 160 cm, poids : 57 kg. Signes vitaux : température corporelle 36,8 °C, fréquence cardiaque 88/min, régulière, pression artérielle 140/94 mmHg, fréquence respiratoire 12/min. Aucun signe anormal n’est observé sur les conjonctives palpébrales ou bulbaires. Les bruits cardiaques et respiratoires sont normaux. L’abdomen est plat, souple et indolore ; le foie et la rate ne sont pas palpables. Résultats biologiques : protéines totales 7,4 g/dL, albumine 4,5 g/dL, bilirubine totale 0,7 mg/dL, AST 22 U/L, ALT 19 U/L, LDH 190 U/L (référence : 124–222), ALP 85 U/L (référence : 38–113), γ-GT 18 U/L (référence : 13–64), amylase 120 U/L (référence : 44–132), azote uréique 17 mg/dL, créatinine 0,8 mg/dL, glycémie 174 mg/dL, HbA1c 7,2 % (référence : 4,9–6,0), CEA 3,2 ng/mL (référence : ≤5), CA19-9 38 U/mL (référence : ≤37), CRP 0,1 mg/dL. L'image de l'IRMCP est présentée ci-dessous.
Quel est le diagnostic le plus probable ?
a. Cholangiocarcinome
b. Tumeur de l’ampoule de Vater
c. Anomalie de la jonction pancréatico-biliaire
d. Tumeur kystique mucineuse (TKM)
e. Tumeur mucineuse papillaire intracanalaire (IPMN)
La réponse correcte est e. Tumeur papillaire mucineuse intracanalaire (IPMN).
118D31
Homme de 36 ans avec des palpitations. Le patient se plaint de palpitations liées à l'effort et de sensations de malaise depuis 10 ans. Lors des examens médicaux scolaires, des anomalies à l'ECG avaient été détectées, mais elles avaient été simplement surveillées. Récemment, il a consulté en raison d'inquiétudes après le décès soudain d'un cousin maternel à l'âge de 25 ans. Une tante maternelle est également suivie pour une maladie cardiaque non précisée.
Lors de l'examen clinique, le patient est conscient et orienté, sans signes de distension des veines jugulaires, d’œdème ou d'anomalies des bruits cardiaques ou pulmonaires. Les paramètres vitaux sont les suivants : taille 168 cm, poids 70 kg, température 36,5 °C, pouls 72/min (régulier), pression artérielle 124/72 mmHg.
Les analyses biologiques sont normales, à l'exception d'un BNP élevé à 178 pg/mL (valeur normale : ≤ 18,4). La radiographie thoracique montre un rapport cardio-thoracique de 45 % sans signes de congestion pulmonaire ni d'épanchement pleural. Un ECG à 12 dérivations ainsi qu'une échocardiographie (images A et B) ont été réalisés. Les résultats échographiques montrent une épaisseur de la paroi septale ventriculaire gauche de 22,5 mm, une épaisseur de la paroi postérieure de 8,6 mm, un diamètre télédiastolique de 38,0 mm et une fraction d’éjection ventriculaire gauche de 79,6 %, sans maladie valvulaire significative ni gradient de pression dans la voie d’éjection du ventricule gauche.
L’Holter-ECG a révélé plusieurs épisodes de tachycardie ventriculaire non soutenue, accompagnés de sensations de vertige. L’angiographie coronarienne n’a montré aucune lésion sténosante, tandis que l’IRM cardiaque a révélé un rehaussement tardif dans la paroi médiane du septum interventriculaire.
Quel est le traitement le plus approprié pour prévenir une mort subite chez ce patient ?
a. Administration de digoxine
b. Administration de disopyramide
c. Administration de diurétiques de l’anse
d. Implantation d’un stimulateur cardiaque permanent
e. Implantation d’un défibrillateur automatique implantable (DAI)
La bonne réponse est e. Implantation d’un défibrillateur automatique implantable (DAI).
Le patient présente des antécédents familiaux de mort subite, un épaississement hypertrophique de la paroi septale observé à l’échocardiogramme, une tachycardie ventriculaire non soutenue (TVNS) et un rehaussement tardif à l’IRM cardiaque, ce qui indique fortement une cardiomyopathie hypertrophique (CMH) avec un risque accru de mort subite d’origine cardiaque (SCD).
118D32
Un homme de 64 ans se présente pour une consultation de routine. Il a été diagnostiqué avec un diabète il y a 8 ans et a souffert d’un infarctus aigu de la paroi antérieure il y a un an et demi. On lui a diagnostiqué une insuffisance cardiaque chronique et il est suivi régulièrement dans une clinique proche de son domicile. Son traitement comprend de l’aspirine, un inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC), du carvédilol, de la spironolactone, une statine et un inhibiteur de la pompe à protons. Lors de la consultation, un œdème est observé. Le patient est conscient et orienté. Il mesure 170 cm, pèse 80 kg, a une température corporelle de 36,2 °C, une fréquence cardiaque de 84/min, régulière, et une pression artérielle de 108/76 mmHg. La saturation en oxygène est de 98 % (air ambiant). La peau est humide, et une turgescence jugulaire est présente. Les bruits cardiaques et pulmonaires sont normaux. L’abdomen est plat, souple, sans hépatosplénomégalie palpable. Il n’y a pas de sensation de froid aux extrémités, mais un œdème est présent aux deux jambes. L’analyse d’urine révèle une absence de protéines et une présence de glucose 1+. Les analyses de sang montrent : globules rouges 4,36 millions, Hb 13,2 g/dL, leucocytes 8 000, plaquettes 280 000, bilirubine totale 1,2 mg/dL, AST 48 U/L, ALT 42 U/L, CK 72 U/L (référence : 59–248), azote uréique 12 mg/dL, créatinine 0,7 mg/dL, glycémie 124 mg/dL, HbA1c 6,9 % (référence : 4,9–6,0), LDL-cholestérol 80 mg/dL, Na 132 mEq/L, K 4,8 mEq/L, BNP 216 pg/mL (référence : ≤18,4) et CRP 0,8 mg/dL. L’ECG à 12 dérivations est présenté ci-dessous. La radiographie thoracique révèle une cardiomégalie et une légère congestion pulmonaire. L'échocardiographie montre une fraction d'éjection de 42 %, un amincissement de la paroi antérieure, une dilatation de la veine cave inférieure et une diminution des variations respiratoires.
Quel médicament devrait être ajouté pour améliorer le pronostic ?
a. Alpha-bloquant
b. Vérapamil
c. Inhibiteur de SGLT2
d. Sulfonylurée
e. Antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II
La bonne réponse est c. Inhibiteur de SGLT2.
Les alpha-bloquants ne sont pas recommandés pour le traitement de l'insuffisance cardiaque, car ils peuvent aggraver la rétention liquidienne ou provoquer une hypotension.
118D33
Un homme de 23 ans consulte en raison de son incapacité à se rendre au travail. Il y a deux mois, il a reçu des plaintes d’une entreprise cliente en raison d’une erreur de commande et a été sévèrement réprimandé par son supérieur. Depuis, il se sent abattu et démotivé au travail. Le soir, il a du mal à s’endormir car il pense constamment au travail, mais il continue à profiter de ses activités de loisir en club comme d’habitude les jours de congé. Depuis une semaine, il ressent des palpitations le matin en essayant d’aller travailler et a décidé de prendre un congé.
Ses antécédents médicaux et familiaux ne révèlent rien de notable. Après consultation, il a été conseillé de rester chez lui pour se reposer, ce qui a soulagé ses palpitations. De plus, son supérieur s’est excusé pour la réprimande et un nouveau client lui a été attribué. Trois mois plus tard, il a pu reprendre le travail.
Quel est le diagnostic ?
a. Dépression majeure
b. Trouble d’anxiété sociale
c. Trouble du rythme circadien
d. Trouble de l’adaptation
e. Trouble de stress post-traumatique (TSPT)
La réponse correcte est d. Trouble de l’adaptation.
118D34
Un homme de 51 ans se présente avec des douleurs lombaires et une douleur dans la jambe gauche. Depuis trois mois, il souffre de douleurs lombaires et d'une douleur sourde dans la jambe gauche, qui sont devenues intenses ces derniers jours. Sa démarche montre une légère flexion vers l’avant et une claudication. Une sensibilité à la pression a été notée au niveau lombaire, et le test de Lasègue est positif du côté gauche. Les images IRM pondérées T2 en coupe sagittale et axiale de la colonne lombaire sont présentées ci-dessous.
Lequel des symptômes suivants est le plus probable chez ce patient ?
a. Hypoesthésie de la face antérieure de la cuisse
b. Test d’étirement du nerf fémoral positif
c. Faiblesse de la flexion plantaire de la cheville
d. Réflexe achilléen exagéré
e. Signe de Babinski positif
La réponse correcte est c. Faiblesse de la flexion plantaire de la cheville.
118D36
Une adolescente de 15 ans est amenée en consultation par sa mère, inquiète d'une perte de poids. Elle a perdu 5 kg au cours des trois derniers mois. Son état de conscience est clair. Taille : 157 cm, poids : 38 kg. Signes vitaux : température corporelle 36,8 °C, fréquence cardiaque 120/min (régulière), tension artérielle 126/68 mmHg, fréquence respiratoire 24/min, SpO2 99 % (à l’air ambiant). Sa peau est humide, et un gonflement de la région antérieure du cou est observé. Les bruits cardiaques et pulmonaires sont normaux. L’abdomen est plat, souple, et ni le foie ni la rate ne sont palpables. Aucun œdème des membres inférieurs n’est observé. Un léger tremblement des doigts est constaté. Les analyses sanguines montrent : globules rouges 4,5 millions, Hb 12,7 g/dL, hématocrite 38 %, globules blancs 6 800, plaquettes 260 000 ; protéines totales 6,8 g/dL, albumine 3,6 g/dL, bilirubine totale 0,9 mg/dL, AST 26 U/L, ALT 27 U/L, LDH 220 U/L (référence : 124–222), azote uréique 16 mg/dL, créatinine 0,4 mg/dL, acide urique 4,5 mg/dL, glycémie à jeun 96 mg/dL, HbA1c 5,0 % (référence : 4,9–6,0), cholestérol total 122 mg/dL, triglycérides 140 mg/dL, Na 140 mEq/L, K 4,0 mEq/L, Cl 99 mEq/L, et CRP 0,3 mg/dL.
Quel examen est nécessaire pour établir le diagnostic ?
a. IRM cérébrale
b. Anticorps anti-GAD
c. Test de stimulation à l’arginine
d. Radiographie du poignet
e. Thyroxine libre (FT4)
La réponse correcte est e. Thyroxine libre (FT4).
118D37
Un homme de 58 ans consulte pour des douleurs à l'épaule droite. Les douleurs ont commencé il y a un mois après avoir soulevé un objet lourd. Au début, elles survenaient uniquement lors des mouvements, mais elles se sont progressivement aggravées pour apparaître également au repos et pendant la nuit. Sa taille est de 173 cm, son poids de 67 kg, et sa température corporelle de 36,1 °C. Lors de l'examen, une douleur est notée lors de l'abduction de l'épaule droite, avec une incapacité à maintenir la position abductée. Des radiographies de l'épaule droite et des images en IRM pondérées en T2 sur un plan coronal sont disponibles.
Quel est le diagnostic le plus probable ?
a. Rupture de la coiffe des rotateurs
b. Luxation de l'épaule
c. Fracture de l'humérus
d. Polyarthrite rhumatoïde
e. Arthrose
La réponse correcte est a. Rupture de la coiffe des rotateurs.
118D38
Une femme de 56 ans consulte pour des douleurs au bas du dos et aux membres. Elle souffre de ces douleurs depuis cinq ans. Il y a six mois, son mari est décédé d’un cancer du poumon, et depuis, ses douleurs se sont aggravées. Des AINS lui ont été prescrits dans une clinique de proximité, mais ils n’ont pas amélioré ses symptômes. Récemment, elle a ressenti pendant son sommeil une sensation désagréable de douleur et de démangeaison dans les membres inférieurs, qui disparaît lorsqu’elle les bouge. Son poids est resté stable. L’examen clinique montre une sensibilité à la pression des articulations interphalangiennes distales et proximales des doigts, une sensibilité diffuse à la pression dans toutes les articulations sans gonflement, ainsi que des réactions douloureuses à la palpation de larges zones, y compris les bords supérieurs centraux des muscles trapèzes et les régions supéro-latérales des muscles fessiers. Aucune anomalie n’est constatée dans l’amplitude des mouvements de la colonne vertébrale, la force musculaire ou les fonctions sensorielles des membres. Les analyses biologiques révèlent une VSE de 8 mm/h et un CRP normal. Quelle est la cause la plus probable des douleurs généralisées de cette patiente ?
a. Spondylarthrite
b. Fibromyalgie
c. Polyarthrite rhumatoïde
d. Arthrose
e. Polymyalgie rhumatismale
La réponse correcte est b. Fibromyalgie.
118D39
Un garçon de 3 ans a été transporté en ambulance à l'hôpital après avoir mangé un bâton de tabac chauffé qui se trouvait sur une table. À la découverte, sa mère lui a fait recracher les feuilles de tabac présentes dans sa bouche, et il a vomi deux fois pendant le transport en ambulance. Il pleure, mais il est conscient et alerte. Ses signes vitaux sont les suivants : température de 36,9 °C, fréquence cardiaque de 110/min (régulière), tension artérielle de 100/64 mmHg et fréquence respiratoire de 30/min. Quelle est la prise en charge appropriée dans ce cas ?
a. Lavage gastrique
b. Gestion des voies respiratoires
c. Observation
d. Boire beaucoup d'eau
e. Procédure d'épuration sanguine
La réponse correcte est c. Observation.
118D40
Une femme de 74 ans se présente avec une protéinurie. Une protéinurie avait déjà été détectée lors d’un examen de santé spécifique l’année dernière, mais elle n’avait pas consulté, ne présentant aucun symptôme. Cette année, la protéinurie a de nouveau été notée lors du même examen, ce qui l’a amenée à consulter. Elle n’a pas d’antécédents médicaux notables. Elle est asymptomatique, active professionnellement, et sa pression artérielle, mesurée occasionnellement à domicile, est d’environ 120/70 mmHg. Son poids corporel est stable, mais un léger œdème à godet est présent au niveau des deux membres inférieurs.
Résultats urinaires : Densité 1,015, pH 6,0, protéines 3+, glucose (-), sang occulte (-). Le rapport protéines/créatinine urinaire est de 2,5 g/gCr (valeur normale < 0,15). Le sédiment urinaire montre 1 à 4 hématies/HPF, 1 à 4 leucocytes/HPF, 1 à 4 cylindres hyalins/HPF, ainsi que quelques cylindres granulaires et larges.
Résultats biochimiques sanguins : Créatinine 0,7 mg/dL, eGFR 61,6 mL/min/1,73 m². L’échographie abdominale ne montre aucune anomalie rénale.
Quel est le diagnostic le plus probable ?
a. Néphropathie à IgA
b. Néphropathie membraneuse
c. Polykystose rénale
d. Syndrome néphrotique à lésions minimes
e. Glomérulonéphrite extracapillaire idiopathique
La réponse correcte est b. Néphropathie membraneuse.
118D41
Un homme de 49 ans a été transporté à l’hôpital par ambulance en raison de fièvre et d’un comportement anormal. Il y a une semaine, il avait un mal de gorge et une légère fièvre, pour lesquels un médicament contre le rhume lui a été prescrit dans une clinique locale. La légère fièvre a persisté, et il y a deux jours, il a développé des maux de tête. Ce matin, sa famille l’a trouvé nu dans sa chambre, tenant des propos incohérents et adoptant un comportement inhabituel. Il n’a pas d’antécédents médicaux ou familiaux significatifs.
Lors de son admission, il était conscient mais désorienté quant au lieu et au temps. Il mesure 170 cm pour un poids de 60 kg. Ses signes vitaux étaient : température de 38,5°C, fréquence cardiaque de 84/min (régulière) et pression artérielle de 112/70 mmHg. Les bruits cardiaques et pulmonaires étaient normaux. Une raideur de la nuque et un signe de Kernig positif ont été observés. L’examen des nerfs crâniens était normal. Il n’y avait pas de paralysie motrice des membres, ni de réponse asymétrique aux stimuli douloureux.
Résultats des analyses sanguines : La numération des globules rouges était de 5,2 millions/μL, l’hémoglobine de 15,2 g/dL et l’hématocrite de 45 %, tous dans les limites normales. Le nombre de globules blancs était de 7 500/μL, et la numération plaquettaire de 280 000/μL, également normales. La glycémie était de 100 mg/dL, et le taux de CRP était de 0,1 mg/dL, indiquant l’absence d’inflammation systémique significative.
Résultats du liquide céphalorachidien (LCR) : La pression d’ouverture était de 180 mmH2O (normale : 70–170 mmH2O), légèrement élevée. Le LCR avait une apparence xanthochromique. La numération cellulaire était de 98/mm³ (normale : 0–2/mm³), principalement des cellules mononucléées (98 % mononucléées, 2 % polynucléaires). Le taux de protéines était de 150 mg/dL (normale : 15–45 mg/dL), ce qui était significativement élevé. La glycémie dans le LCR était de 50 mg/dL (normale : 50–75 mg/dL), donc dans les limites normales.
Une IRM cérébrale en séquence FLAIR est fournie.
Quelle est la prise en charge initiale la plus appropriée pour ce patient ?
a. Administration d’antibiotiques
b. Conseiller du repos à domicile
c. Administration d’héparine
d. Administration de diazépam
e. Administration d’acyclovir
La réponse correcte est e. Administration d’acyclovir.
118D44
Une femme de 82 ans a été amenée à la clinique par son fils, inquiet de ses troubles de la mémoire. Il y a cinq ans, elle a commencé à poser les mêmes questions à plusieurs reprises. Il y a un an, elle a commencé à se perdre et n’était plus capable de faire les courses ou de cuisiner seule. On a également observé qu’elle se mettait en colère en voyant son propre reflet dans le miroir. Lors de la consultation, elle semblait anxieuse, regardait fréquemment son fils, et a donné une réponse incorrecte lorsqu’on lui a demandé la date. Son score à l'échelle révisée de Hasegawa pour l’évaluation de la démence était de 11 points (sur 30). L’examen neurologique n’a révélé aucune anomalie. Les analyses biochimiques sanguines et l’électroencéphalogramme étaient normaux. Une IRM cérébrale FLAIR en coupe horizontale et une IRM pondérée T1 en coupe coronale sont présentées.
Quel médicament doit être administré à cette patiente ?
a. Diazépam
b. Donépézil
c. Paroxétine
d. Halopéridol
e. Lévodopa (L-dopa)
La réponse correcte est b. Donépézil.
118D45
Une femme de 69 ans s’est présentée avec des mouvements involontaires comme plainte principale. Il y a 15 ans, elle a développé un tremblement de la main droite et un ralentissement des mouvements, ce qui a conduit à un diagnostic de maladie de Parkinson. Elle a commencé à prendre des médicaments anti-parkinsoniens, ce qui a amélioré ses symptômes. Il y a cinq ans, elle a commencé à éprouver des difficultés à marcher. Il y a un an, l’efficacité des médicaments anti-parkinsoniens a diminué, et elle est devenue incapable de marcher à certains moments. Après une augmentation de la dose de médicaments anti-parkinsoniens, elle a développé des mouvements involontaires irréguliers et répétés du tronc ainsi que des membres supérieurs et inférieurs, l’empêchant de maintenir une position assise.
Quel est le mouvement involontaire décrit ici ?
a. Tics
b. Dystonie
c. Tremblement au repos
d. Dyskinésie
e. Myoclonies
La réponse correcte est d. Dyskinésie.
118D46
Un homme de 65 ans s’est présenté à la clinique pour un contrôle régulier. Il est suivi dans un cabinet local pour un diabète et une hypertension, et il reçoit un biguanide, un inhibiteur de la DPP-4 et un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine (ARB). Il ne rapporte aucun symptôme subjectif. Il n’a aucun antécédent de tabagisme ou de consommation d’alcool et marche 7 000 pas par jour pour faire de l’exercice.
Il mesure 164 cm, pèse 60 kg, a un pouls de 72/min (régulier) et une pression artérielle de 118/72 mmHg. Ses mesures de pression artérielle à domicile sont dans les 120/70 mmHg. L’examen thoracique et abdominal est normal. Les réflexes achilléens sont absents des deux côtés.
Résultats urinaires : Protéines 3+, sang occulte (-). Le sédiment montre 1–2 hématies/HPF, 0–1 leucocytes/HPF, et aucun cylindre. Protéinurie spot : 500 mg/dL, créatinine urinaire : 250 mg/dL.
Résultats sanguins : Globules rouges : 3,0 millions/μL, Hb : 10,0 g/dL, Ht : 33 %, leucocytes : 6 200/μL, plaquettes : 310 000/μL.
Résultats biochimiques : Azote uréique (BUN) : 25 mg/dL, créatinine : 1,2 mg/dL, eGFR : 48,0 mL/min/1,73 m², acide urique : 6,0 mg/dL, glycémie : 120 mg/dL, HbA1c : 7,2 % (normal : 4,9–6,0 %), Na : 142 mEq/L, K : 5,0 mEq/L, Cl : 108 mEq/L.
Quel médicament devrait être ajouté pour ralentir la progression de la dysfonction rénale de ce patient ?
a. Médicament abaissant l’acide urique
b. Inhibiteur SGLT2
c. Bloqueur des canaux calciques
d. Médicament sulfonylurée
e. Résine échangeuse de cations
La réponse correcte est b. Inhibiteur SGLT2.
118D47
Un homme de 34 ans a été adressé à la clinique après qu’une anomalie thoracique a été détectée lors d’un bilan de santé. Il n’a pas d’antécédents d’anomalies thoraciques et ne présente pas de symptômes tels que toux ou expectorations. Sa température corporelle est de 35,9 °C, son pouls de 64/min (régulier), sa pression artérielle de 132/84 mmHg, sa fréquence respiratoire de 16/min, et sa SpO2 est de 98 % (à l’air ambiant). Les bruits cardiaques et pulmonaires sont normaux. Une tomodensitométrie thoracique avec injection de contraste est présentée.
Quelle est le diagnostic le plus probable ?
a. Thymome
b. Mésothéliome pleural
c. Tératome mature
d. Lymphome malin
e. Tumeur neurogène
La réponse correcte est e. Tumeur neurogène.
118D48
Une fille de 3 ans a été amenée à la clinique par ses parents après qu’un souffle cardiaque a été détecté pour la première fois lors de son bilan de santé à 3 ans. Aucun problème n’a été signalé concernant ses activités à la crèche. Ses antécédents médicaux et familiaux sont sans particularité. À l’auscultation, un éclatement fixe du deuxième bruit cardiaque (B2) est noté. Un souffle systolique de grade 2/6 selon Levine est entendu au bord gauche du sternum, au 2ᵉ espace intercostal, et un souffle diastolique de grade 2/6 selon Levine est entendu principalement au niveau du bord inférieur gauche du sternum. L’abdomen est plat et souple, et le foie n’est pas palpable. L’échocardiographie révèle un défaut septal auriculaire (DSA) de 12 mm avec une dilatation de l’oreillette droite et du ventricule droit. Il n’y a aucun signe évocateur d’hypertension pulmonaire.
Quelle est l’explication la plus appropriée à donner aux parents concernant le défaut septal auriculaire ?
a. « C’est une maladie qui est souvent d’origine génétique. »
b. « Elle devrait éviter les activités physiques à la crèche. »
c. « Il est fréquent que des arythmies se produisent pendant l’enfance. »
d. « Une restriction en sel est nécessaire pour réduire la charge de travail du cœur. »
e. « Nous devrons envisager de fermer le défaut au moment opportun. »
La réponse correcte est e. « Nous devrons envisager de fermer le défaut au moment opportun. ».
118D49
Une femme de 28 ans (G0P0) s’est présentée avec des douleurs abdominales et une dyspnée survenues le lendemain d’un transfert embryonnaire. Un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) a été diagnostiqué un an auparavant, et elle suit un traitement contre l’infertilité. Elle a subi une fécondation in vitro (FIV) avec transfert embryonnaire après stimulation ovarienne médicamenteuse.
Elle mesure 170 cm, pèse 71 kg, a une température corporelle de 36,6 °C, un pouls de 76/min (régulier) et une pression artérielle de 102/60 mmHg. Les bruits cardiaques et respiratoires sont normaux. L’abdomen est distendu, et l’examen pelvien révèle une augmentation bilatérale du volume des annexes.
Résultats de laboratoire : GR 4,9 millions/μL, Hb 16,6 g/dL, Ht 52 %, GB 14 000/μL, plaquettes 260 000/μL, Protéines totales 6,8 g/dL, albumine 3,9 g/dL, AST 30 U/L, ALT 24 U/L, urée 12 mg/dL, créatinine 0,7 mg/dL, Na 142 mEq/L, K 3,2 mEq/L, Cl 98 mEq/L
Résultats échographiques : Les échographies montrent une augmentation bilatérale du volume ovarien avec des kystes multiples, compatible avec un syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHSO). Une ascite (présence de liquide libre dans l’abdomen) est également observée.
Quel traitement doit être administré en premier ?
a. Perfusion intraveineuse
b. Échange plasmatique
c. Administration d’antibiotiques
d. Annexectomie bilatérale
e. Administration d’albumine
La réponse correcte est a. Perfusion intraveineuse.
118D51
Une femme de 26 ans (G0P0) s’est présentée à la clinique après qu’une anomalie a été détectée lors d’un dépistage du cancer du col de l’utérus. Son dernier dépistage cervical il y a 4 ans était normal. Elle n’a pas d’antécédents médicaux ou familiaux significatifs. Elle a fumé 20 cigarettes/jour pendant 5 ans, à partir de l’âge de 20 ans. Elle consomme de l’alcool de manière occasionnelle. L’examen pelvien et l’échographie transvaginale n’ont montré aucune anomalie de l’utérus ou des ovaires. À l’examen au spéculum, aucune anomalie macroscopique n’a été observée au niveau du col de l’utérus. L’image de colposcopie après application d’acide acétique est montrée.
Quel est le diagnostic ?
a. Maladie de Behçet
b. Maladie de Bowen
c. Cervicite chronique
d. Adénocarcinome du col de l’utérus
e. Néoplasie intraépithéliale cervicale (CIN)
La réponse correcte est e. Néoplasie intraépithéliale cervicale (CIN).
118D52
Un homme de 19 ans s’est présenté à la clinique pour une évaluation d’une leucocytose. Il y a une semaine, il a développé de la fièvre et des maux de gorge et a consulté une clinique locale, où une leucocytose a été notée. Il a été adressé pour un examen complémentaire. Sa température corporelle est de 37,8 °C, son pouls de 92/min (régulier) et sa pression artérielle de 118/76 mmHg. Aucune anomalie n’est notée au niveau des conjonctives palpébrales et bulbaire. Les deux amygdales sont rouges et enflées, avec un enduit blanc à leur surface. Plusieurs ganglions lymphatiques de 2 cm de diamètre, sensibles à la palpation, sont présents des deux côtés du cou. Les bruits cardiaques et pulmonaires sont normaux. L’abdomen est plat et souple, avec le foie palpable à 2 cm sous le rebord costal. La rate n’est pas palpable.
Résultats sanguins : Hématologie : GR 4,93 millions/μL, Hb 14,3 g/dL, Ht 44 %, GB 26 000/μL (neutrophiles en bâtonnets 1 %, neutrophiles segmentés 7 %, éosinophiles 0 %, basophiles 0 %, monocytes 2 %, lymphocytes 75 %, lymphocytes atypiques 15 %), plaquettes 180 000/μL. Biochimie : Bilirubine totale 1,3 mg/dL, bilirubine directe 0,7 mg/dL, AST 202 U/L, ALT 268 U/L, LDH 637 U/L (valeurs normales : 124–222), ALP 306 U/L (valeurs normales : 38–113), créatinine 0,9 mg/dL, acide urique 7,1 mg/dL, CRP 0,9 mg/dL.
Quelle est la prise en charge appropriée pour ce patient ?
a. Observation
b. Échange plasmatique
c. Administration d’acyclovir
d. Administration d’ampicilline
e. Administration de médicaments cytotoxiques anticancéreux
La réponse correcte est a. Observation.
118D53
Un homme de 55 ans s’est présenté avec une dyspnée d’effort. Il y a six mois, il a signalé une vision floue et a reçu un diagnostic d’uvéite, pour lequel il a été traité. Depuis un mois, il ressent un essoufflement en montant des escaliers, ce qui l’a poussé à consulter.
Il est conscient et orienté. Ses signes vitaux incluent une température corporelle de 36,5 °C, une fréquence cardiaque de 40/min (régulière), une pression artérielle de 112/74 mmHg, une fréquence respiratoire de 16/min et une SpO₂ de 97 % en air ambiant. À l’auscultation, un troisième bruit cardiaque (B3) est entendu. Aucun bruit respiratoire anormal ni anomalie neurologique n’est noté.
Résultats de laboratoire : Hématologie : GR 4,23 millions/μL, Hb 13,1 g/dL, Ht 42 %, GB 5 800/μL, plaquettes 180 000/μL. Biochimie : Protéines totales 6,7 g/dL, AST 25 U/L, ALT 20 U/L, urée 24 mg/dL, créatinine 1,2 mg/dL, glycémie 92 mg/dL, BNP 470 pg/mL (norme : ≤18,4 pg/mL), CRP 0,1 mg/dL.
Un ECG 12 dérivations montre un bloc auriculo-ventriculaire (AV) complet avec une fréquence cardiaque de 42/min. L’échocardiographie révèle un diamètre télédiastolique du ventricule gauche (LVEDD) de 60 mm, une fraction d’éjection du ventricule gauche (LVEF) de 38 %, et un amincissement de la base du septum interventriculaire (8 mm).
L’analyse histopathologique de la biopsie myocardique (coloration H&E) est illustrée.
Quel est le diagnostic ?
a. Cardiomyopathie dilatée
b. Cardiomyopathie restrictive
c. Cardiomyopathie hypertrophique
d. Amylose cardiaque
e. Sarcoïdose cardiaque
La réponse correcte est e. Sarcoïdose cardiaque.
118D54
Un homme de 56 ans s’est présenté avec des douleurs à l’œil droit. Il y a un mois, il a subi une résection d’un schwannome vestibulaire (neurinome de l’acoustique) à droite. Peu après l’opération, il a remarqué une rougeur et des douleurs à l’œil droit. Ces douleurs persistent depuis. Des photographies prises lors de l’ouverture et de la fermeture des yeux sont montrées.
Quel est le diagnostic ?
a. Exotropie
b. Ptosis
c. Entropion
d. Paralysie faciale
e. Paralysie du nerf oculomoteur
La réponse correcte est d. Paralysie faciale.
118D55
Un homme de 78 ans a développé une pneumonie au cours de son hospitalisation, et un test des expectorations a révélé la présence de Pseudomonas aeruginosa multirésistant.
Quelle mesure de prévention des infections est appropriée ?
a. L'isolement en chambre individuelle n'est pas nécessaire.
b. Porter un masque N95 pendant l'examen.
c. S'assurer que toutes les personnes entrant dans la chambre comprennent les mêmes mesures de prévention.
d. Si des gants sont utilisés lors du contact avec le patient, il n'est pas nécessaire de se laver les mains après les avoir retirés.
e. Si l'aspiration des expectorations n'est pas effectuée, l'équipement de protection individuelle (EPI) n'est pas nécessaire.
La réponse correcte est c. S'assurer que toutes les personnes entrant dans la chambre comprennent les mêmes mesures de prévention.
118D56
Un homme de 55 ans s’est présenté avec des troubles de la déglutition. Vers l’âge de 35 ans, il a développé un tremblement d’action grossier des deux mains ainsi qu’une faiblesse musculaire des membres inférieurs, qui a progressivement progressé. Vers l’âge de 40 ans, une faiblesse musculaire est également apparue dans les membres supérieurs. À l’âge de 50 ans, il a commencé à avoir des difficultés d’élocution, et il y a six mois, des troubles de la déglutition accompagnés d’une voix nasale se sont développés. Il est à peine capable de marcher sur un terrain plat. Des fasciculations des muscles faciaux sont observées lors de la parole. Il est le plus jeune de trois frères et sœurs, et son frère aîné présente les mêmes symptômes. Une photographie prise lors de la protrusion de la langue est montrée.
Quel est le diagnostic le plus probable ?
a. Maladie de Huntington
b. Amyotrophie spinale et bulbaire (SBMA)
c. Adrénoleucodystrophie
d. Maladie de Charcot-Marie-Tooth
e. Dystrophie musculaire de Becker
La réponse correcte est b. Amyotrophie spinale et bulbaire (SBMA), également connue sous le nom de maladie de Kennedy.
118D57
Un homme de 67 ans a été transporté aux urgences par ambulance en raison d’une altération de la conscience et se plaignait de maux de tête et de nausées depuis une semaine tandis que la nuit dernière il a développé une faiblesse des deux membres inférieurs et n’a pas pu bouger ce qui a évolué ce matin vers une détérioration de son état de conscience poussant sa famille à appeler une ambulance environ 1,5 mois après qu’il soit tombé et ait subi un traumatisme crânien son niveau de conscience à l’arrivée était JCS II-20 avec des signes vitaux montrant une température corporelle de 36,3 °C une fréquence cardiaque de 64 bpm régulière une pression artérielle de 134/88 mmHg une fréquence respiratoire de 16/min et une SpO₂ de 98 % en air ambiant les deux pupilles mesuraient 2,5 mm sans asymétrie et aucun déficit latéral dans les mouvements des membres n’a été noté bien que le patient ne puisse pas se tenir debout son taux de glucose sanguin était de 116 mg/dL et les scanners cérébraux horizontaux réalisés il y a 1,5 mois et à l’arrivée ont été examinés.
Quelle prise en charge est la plus appropriée pour ce patient ?
a. Observation
b. Craniotomie décompressive
c. Pose de stent
d. Drainage ventriculaire
e. Drainage de l’hématome par trépanation
La réponse correcte est e. Drainage de l’hématome par trépanation.
118D58
Un homme de 63 ans s’est présenté avec des diarrhées et a rapporté souffrir de douleurs abdominales supérieures et de douleurs dorsales après consommation d’alcool depuis l’âge de 50 ans ce qui l’avait amené à consulter une clinique de proximité où on lui avait conseillé d’arrêter de boire mais il avait interrompu ses visites à l’âge de 55 ans et n’avait pas cherché de soins médicaux depuis 8 ans il revient maintenant en raison de diarrhées persistantes survenant 8 fois par jour depuis 6 mois il a une histoire de consommation excessive d’alcool équivalente à 5 unités de saké par jour pendant 43 ans il mesure 168 cm pour un poids de 45 kg et l’examen physique ne révèle aucune anomalie thoracique ou abdominale les analyses sanguines montrent une numération des globules rouges à 4,02 millions/μL une hémoglobine à 12,1 g/dL un hématocrite à 40% une numération des globules blancs à 4 200/μL et des plaquettes à 180 000/μL les résultats biochimiques indiquent des protéines totales à 6,8 g/dL une albumine à 3,5 g/dL une bilirubine totale à 0,8 mg/dL des AST à 17 U/L des ALT à 28 U/L des LD à 199 U/L (valeurs normales 124–222) des ALP à 43 U/L (valeurs normales 38–113) une amylase à 40 U/L (valeurs normales 44–132) une glycémie à 96 mg/dL un HbA1c à 6,2% (valeurs normales 4,9–6,0%) et un CA19-9 à 36 U/mL (valeur normale ≤37) une échographie abdominale révèle une calcification diffuse du pancréas mais aucune masse.
Quel est le signe le plus probable chez ce patient ?
a. Méléna (selles noires)
b. Stéatorrhée (selles graisseuses)
c. Selles avec mucus et sang
d. Selles pâles
e. Selles en boulettes (type crottes de lapin)
La réponse correcte est b. Stéatorrhée (selles graisseuses).
118D59
Une femme de 24 ans a consulté un psychiatre en raison d’épisodes répétés de surdosage médicamenteux sur son lieu de travail. Jusqu’à l’école primaire, elle n’avait aucun problème dans sa vie quotidienne ou ses résultats scolaires et était très appréciée de ses enseignants. Cependant, à partir du collège, elle a commencé à avoir des accès de colère soudains à l’école, et au lycée, elle a enchaîné des relations avec des hommes, suivies de ruptures fréquentes. Vers l’âge de 20 ans, à chaque fois qu’une rupture était évoquée avec un partenaire, elle se livrait à des actes d’automutilation. Après avoir obtenu son diplôme universitaire à 22 ans, elle a commencé un travail administratif. Elle a commencé à consulter un psychiatre et a reçu des antidépresseurs et des somnifères. Sur son lieu de travail, chaque fois qu’on lui reprochait une erreur, elle prenait environ 10 comprimés de somnifères à la fois.
Quel est le diagnostic ?
a. Trouble bipolaire
b. Schizophrénie
c. Trouble du spectre de l’autisme
d. Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)
e. Trouble de la personnalité
La réponse correcte est e. Trouble de la personnalité.
118D60
Une femme de 56 ans s’est présentée avec des maux de tête et prenait depuis 10 ans des inhibiteurs des canaux calciques pour une hypertension diagnostiquée il y a deux ans elle avait remarqué en hiver que ses doigts devenaient pâles et il y a six mois elle a développé un gonflement des doigts il y a deux semaines des maux de tête persistants sont apparus la poussant à consulter ses fonctions cognitives sont intactes elle mesure 165 cm et pèse 52 kg sa température corporelle est de 36,5 °C sa fréquence cardiaque est de 100/min régulière sa pression artérielle est de 176/102 mmHg (120/80 mmHg il y a un mois) sa fréquence respiratoire est de 16/min et sa SpO₂ est de 96 % à l’air ambiant une induration de la peau est observée des doigts aux avant-bras les bruits cardiaques et pulmonaires sont normaux son abdomen est plat et souple sans hépatomégalie ni splénomégalie un œdème à godet est observé sur les deux jambes et l’examen neurologique est normal l’analyse d’urine montre une protéinurie à 1+ et un sang occulte à 1+ les analyses sanguines révèlent des globules rouges à 4,06 millions/μL une hémoglobine à 10,9 g/dL un hématocrite à 40 % des réticulocytes à 1,2 % des globules blancs à 4 300/μL (neutrophiles 69 %, éosinophiles 1 %, basophiles 1 %, monocytes 8 %, lymphocytes 21 %) et des plaquettes à 150 000/μL les résultats biochimiques montrent des protéines totales à 7,5 g/dL une albumine à 3,6 g/dL une bilirubine totale à 1,1 mg/dL des AST à 28 U/L des ALT à 16 U/L des LD à 197 U/L (norme 124–222) des γ-GT à 32 U/L (norme 9–32) des CK à 122 U/L (norme 41–153) un azote uréique sanguin à 40 mg/dL une créatinine à 1,8 mg/dL (0,7 mg/dL il y a un mois) un Na à 139 mEq/L un K à 4,8 mEq/L un Cl à 97 mEq/L et une activité rénine plasmatique à 8,6 ng/mL/heure (norme 1,2–2,5) les résultats immunosérologiques montrent une CRP à 0,5 mg/dL un titre ANA à 1:160 (norme ≤20) et des anticorps anti-ARN polymérase III positifs une échographie abdominale ne montre aucune anomalie au niveau des reins ou des voies urinaires.
Quel traitement est approprié pour cette patiente ?
a. Bêta-bloquants
b. Diurétiques de l’anse
c. Glucocorticoïdes
d. Anticholinestérasiques
e. Inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC)
La réponse correcte est e. Inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC).
118D61
Un homme de 35 ans s'est présenté avec des maux de gorge et de la fièvre. Il souffrait de maux de gorge et d'une fièvre à 38 °C depuis trois jours. La douleur s'était progressivement aggravée, et ce matin, il avait des difficultés à ouvrir la bouche et à avaler, ce qui l'a poussé à consulter les urgences. Son état de conscience était clair. Sa température corporelle était de 38,5 °C, son pouls à 92/min (régulier), sa pression artérielle à 124/80 mmHg, et sa SpO₂ à 98 % à l'air ambiant. Aucun stridor n'était audible au niveau du cou. L’image du pharynx est montrée.
Quel est le diagnostic ?
a. Cancer de l’oropharynx
b. Hypertrophie des amygdales
c. Épiglottite aiguë
d. Abcès péri-amygdalien
e. Mononucléose infectieuse
La réponse correcte est d. Abcès péri-amygdalien.
118D62
Une femme de 67 ans a été transférée en raison de fièvre et de douleurs abdominales. Elle avait été hospitalisée dans un hôpital voisin pour une pancréatite aiguë sévère pendant quatre semaines. Son état s’était amélioré grâce au jeûne, à une perfusion intraveineuse de grand volume et à des inhibiteurs de protéase, mais de la fièvre et des douleurs abdominales sont apparues il y a cinq jours sans amélioration sous antibiothérapie, ce qui a conduit à son transfert. Elle était consciente, avec une température corporelle de 37,6 °C, une fréquence cardiaque de 84/min régulière, une pression artérielle de 128/80 mmHg, une fréquence respiratoire de 18/min, et une saturation en oxygène à 98 % en air ambiant. Une sensibilité épigastrique a été notée sans douleur à la décompression ni défense musculaire. Les analyses sanguines montraient 4,3 millions de globules rouges/μL, une hémoglobine à 11,9 g/dL, un hématocrite à 35 %, 11 100 globules blancs/μL et 250 000 plaquettes/μL. Les analyses biochimiques révélaient un albumine à 2,9 g/dL, une AST à 27 U/L, une ALT à 17 U/L, une LD à 220 U/L (valeurs normales 124–222), une amylase à 58 U/L (valeurs normales 44–132), un azote uréique à 10 mg/dL et une créatinine à 0,5 mg/dL. La protéine C-réactive était élevée à 17 mg/dL. Une tomodensitométrie abdominale avec contraste est présentée.
Quel est le diagnostic ?
a. Pancréatite chronique
b. Pseudo-kyste pancréatique
c. Anomalie de la jonction pancréatobiliaire
d. Nécrose pancréatique encapsulée (WON)
e. Néoplasie papillaire mucineuse intracanalaire (IPMN)
La réponse correcte est d. Nécrose pancréatique encapsulée (WON).
118D63
Un garçon de 7 ans a été amené par sa mère en consultation pour des vomissements fréquents et une fatigue générale. Au début du nouveau trimestre scolaire, il a ressenti une fatigue facile et une diminution de l'appétit. Hier soir, il a vomi et n’a pas pu manger. Depuis ce matin, il vomit de manière répétée et semble léthargique, ce qui a poussé sa mère à consulter. Il a présenté des épisodes similaires depuis l’âge de 6 ans, avec plusieurs récidives. Il y a un mois, il a été hospitalisé pour des investigations, mais aucune anomalie structurelle n’a été identifiée. Il est conscient, avec un visage pâle. Il mesure 121 cm, pèse 21 kg et a une température de 36,3 °C. Son pouls est de 124 battements par minute et régulier, sa tension artérielle est de 100/68 mmHg, sa fréquence respiratoire de 30 respirations par minute, et sa saturation en oxygène (SpO2) est de 98 % à l'air ambiant. Les bruits cardiaques et respiratoires sont normaux. Son abdomen est plat et souple, avec des bruits intestinaux diminués, et son turgor cutané est réduit. L’analyse d’urine révèle des corps cétoniques 3+.
Quel résultat parmi les suivants correspond à l’analyse des gaz du sang veineux (à l’air ambiant) de ce patient ?
a. a
b. b
c. c
d. d
e. e
La réponse correcte est a.
118D64
Un homme de 52 ans s'est présenté avec une fièvre autour de 38 °C et une toux depuis deux semaines et a été hospitalisé après une bronchoscopie. Il a rapporté qu’il toussait au travail mais pas à la maison. Ses antécédents médicaux sont sans particularités. Il a un historique tabagique de 40 cigarettes par jour entre 20 et 48 ans. Il vit dans une maison individuelle de 30 ans d’âge. Son parcours professionnel inclut un travail en tant que salarié jusqu’à il y a 5 ans, puis la culture de champignons en intérieur depuis cette date. Il est conscient et orienté. Sa taille est de 163 cm, son poids de 61 kg, sa température corporelle est de 37,3 °C, son pouls est de 84/min régulier, sa tension artérielle est de 132/80 mmHg, sa fréquence respiratoire est de 20/min, et sa SpO₂ est de 94 % à l’air ambiant. Les bruits cardiaques et pulmonaires sont normaux. Les analyses sanguines montrent des RBC à 4,4 millions/μL, un Hb à 13,6 g/dL, des WBC à 4 200/μL, des plaquettes à 210 000/μL, un KL-6 à 1 300 U/mL (valeurs normales <500), un CRP à 3,1 mg/dL, et des anticorps antinucléaires négatifs. La radiographie thoracique révèle des opacités granulaires bilatérales et des infiltrats diffus. Le scanner thoracique montre des opacités granulaires et en verre dépoli. Après l'hospitalisation, la fièvre et la toux se sont spontanément résolues. Au 7ᵉ jour d’hospitalisation, la SpO₂ était de 98 % à l’air ambiant. Un test de retour à domicile n’a pas montré de récidive des symptômes, et le patient a été sorti au 10ᵉ jour.
Lequel des éléments suivants est une caractéristique de cette maladie ?
a. Expectorations : Positivité pour les bacilles acido-alcoolo-résistants
b. Test biochimique : Augmentation des taux sériques d'IgA
c. Test de la fonction pulmonaire FEV1% : 60 % ou moins
d. Lavage broncho-alvéolaire (BAL) : Augmentation de la fraction lymphocytaire
e. Biopsie pulmonaire transbronchique : Lésions alvéolaires diffuses (DAD)
La réponse correcte est d. Augmentation de la fraction lymphocytaire dans le lavage broncho-alvéolaire (BAL).
118D65
Une fille de 8 ans a été amenée par son père en raison d'une éruption cutanée sur le visage et le tronc Elle avait une légère fièvre hier et aujourd'hui l'éruption est apparue sur le visage et le
tronc ce qui a conduit à cette consultation Sa température corporelle est de 37,7°C Les observations cutanées sur le visage sont montrées dans l'image Son état général est bon et une rougeur
pharyngée est notée Un test rapide pour les streptocoques du groupe A s'est révélé positif
Quelle complication devrait être surveillée chez cette patiente ?
a. Anévrisme coronaire
b. Pneumonie interstitielle
c. Thrombocytopénie
d. Glomérulonéphrite aiguë
e. Panencéphalite sclérosante subaiguë
La réponse correcte est d. Glomérulonéphrite aiguë.
118D66
Un garçon de 9 ans a été admis aux urgences en ambulance pour des douleurs abdominales. Les vomissements ont commencé il y a deux jours, devenant progressivement plus fréquents et accompagnés de
douleurs abdominales intermittentes. Les signes vitaux montraient une température corporelle de 36,8 °C, une fréquence cardiaque de 120 battements par minute (régulière), une tension artérielle
de 116/66 mmHg et une fréquence respiratoire de 24 respirations par minute. La saturation en oxygène (SpO₂) était de 98 % à l’air ambiant. À l'examen, l'abdomen était légèrement distendu, mou, et
les bruits intestinaux étaient diminués. Une masse a été palpée dans le flanc droit et une sensibilité a été notée dans le quadrant supérieur droit. Une échographie abdominale a montré un signe
de "cible" au niveau de la ligne médiane abdominale. Une réduction non invasive par insufflation d’air a été réalisée avec succès. Une scintigraphie au 99mTcO₄⁻ a ensuite été effectuée et est
montrée ici.
Quel est le diagnostic ?
a. Maladie de Crohn
b. Diverticule de Meckel
c. Lymphome malin
d. Anomalie de rotation intestinale
e. Polypose colique
La bonne réponse est b. Diverticule de Meckel.
118D67
Un homme de 47 ans a été orienté vers une consultation après qu'un élargissement de l'excavation de la papille optique a été détecté dans les deux yeux lors d'un examen de dépistage. Il ne
présente aucun symptôme subjectif. L'acuité visuelle corrigée est de 1,0 dans les deux yeux, et la pression intraoculaire est de 20 mmHg dans l'œil droit et de 18 mmHg dans l'œil gauche.
Quels examens doivent être effectués en priorité ? Sélectionnez-en deux.
a. Gonioscopie
b. Test de vision des couleurs
c. Examen du champ visuel
d. Test de Hess-Schilling (test rouge-vert)
e. Électrorétinogramme (ERG)
Les bonnes réponses sont a. Gonioscopie et c. Examen du champ visuel.
118D68
Une femme de 60 ans s’est présentée à la clinique après qu’une échographie abdominale réalisée dans le cadre d’un examen de santé a révélé une tumeur de la glande surrénale droite. Elle est
suivie depuis trois ans pour une hypertension artérielle et un diabète dans une clinique locale, avec une augmentation progressive de la posologie des médicaments. Elle mesure 163 cm pour un
poids de 64 kg. Sa température corporelle est de 36,2 °C, sa fréquence cardiaque est de 60/min (régulière) et sa pression artérielle est de 156/90 mmHg. La fréquence respiratoire est de 14/min et
la saturation en oxygène (SpO₂) est de 98 % (en air ambiant). Elle ne présente pas de faciès lunaire, d’obésité centrale ni de vergetures au niveau de l’abdomen ou des cuisses. Un œdème à godet
est observé sur les deux jambes. Les résultats des analyses biochimiques sanguines montrent : glycémie à jeun 148 mg/dL, HbA1c 7,4 % (valeurs normales : 4,9–6,0), sodium 138
mEq/L, potassium 3,7 mEq/L, chlorure 102 mEq/L, hormone adrénocorticotrope (ACTH) 6,2 pg/mL (valeurs normales ≤60), cortisol 14,0 μg/dL (valeurs normales : 5,2–12,6). Une coupe coronale de
scanner abdominal est présentée.
Quels tests sont utiles pour évaluer la tumeur surrénalienne chez cette patiente ? Choisissez-en deux.
a. Test de stimulation par CRH
b. Test de tolérance à l’insuline
c. Test de suppression à la dexaméthasone
d. Scintigraphie des glandes surrénales
e. Test de tolérance au glucose par voie orale (75 g)
Les bonnes réponses sont c. Test de suppression à la dexaméthasone et d. Scintigraphie des glandes surrénales.
118D69
Un homme de 62 ans consulte pour des palpitations et une dyspnée. Lors d'un examen médical précédent, un souffle cardiaque avait été détecté, mais il n'avait pas présenté de symptômes et n'avait
pas poursuivi les investigations. Depuis trois mois, il ressent des palpitations dont la durée a progressivement augmenté. En prenant son pouls, il a remarqué un rythme irrégulier. Depuis une
semaine, il souffre de dyspnée nocturne qui l'empêche de dormir, et depuis trois jours, il éprouve une dyspnée à l'effort. Il y a deux jours, un épisode de palpitations a duré environ une heure.
L'examen physique montre une taille de 168 cm, un poids de 67 kg, une température corporelle de 36,0 °C, une fréquence cardiaque de 68 battements/min (régulière), une pression artérielle de 120/68 mmHg, une fréquence respiratoire de 14/min et une saturation en oxygène de 97 % (air ambiant). Aucune anomalie n'est détectée sur les conjonctives palpébrales et bulbaire. À l'auscultation cardiaque, un souffle holosystolique de grade 3/6 est entendu avec un maximum d'intensité à l'apex. Les bruits respiratoires sont normaux, et aucun œdème des membres inférieurs n'est observé.
Les analyses de sang révèlent : globules rouges 4,11 millions, hémoglobine 13,7 g/dL, hématocrite 42 %, globules blancs 7.600, plaquettes 240.000. Biochimie : protéines totales 6,9 g/dL, AST 30 U/L, ALT 22 U/L, LD 201 U/L (référence 124–222), azote uréique 18 mg/dL, créatinine 0,9 mg/dL, Na 136 mEq/L, K 3,7 mEq/L, Cl 110 mEq/L, TSH 0,2 μU/mL (référence 0,2–4,0), FT4 1,0 ng/dL (référence 0,8–2,2), BNP 408 pg/mL (référence ≤18,4), et CRP 0,1 mg/dL.
Un ECG hors crise, une radiographie thoracique, une échocardiographie parasternale en axe long et une échocardiographie apicale en quatre cavités ont été réalisés.
Quelles pathologies sont probables chez ce patient ? Choisissez-en deux.
a. Pneumonie
b. Anémie
c. Insuffisance cardiaque
d. Fibrillation auriculaire
e. Hyperthyroïdie
Les bonnes réponses sont c. Insuffisance cardiaque et d. Fibrillation auriculaire.
118D70
Un homme de 35 ans se présente avec une perte de poids comme principale plainte. Aucun problème n’a été signalé lors de son examen médical l’année dernière. Il a eu de la fièvre et un mal de gorge il y a dix jours, suivis d’une soif accrue et d’une augmentation de la fréquence des mictions. Il ressent des nausées et a réduit sa consommation alimentaire. Il a perdu 5 kg au cours de la dernière semaine. Il est alerte et orienté. Sa taille est de 173 cm, son poids de 61 kg, sa température corporelle est de 36,8 °C, sa fréquence cardiaque est de 96 bpm et régulière, sa pression artérielle est de 108/80 mmHg, sa fréquence respiratoire est de 20/min, et sa saturation en oxygène est de 98 % (en air ambiant). Aucune anomalie n’a été observée sur les conjonctives palpébrales et bulbaire.
Quels sont les deux paramètres urinaires à vérifier en priorité ?
a. Glucose
b. Sang occulte
c. Protéines
d. Corps cétoniques
e. Urobilinogène
Les bonnes réponses sont a. Glucose et d. Corps cétoniques.
118D71
Un homme de 72 ans se présente avec une toux et une perte d’appétit. Depuis environ un mois, il souffre d’une toux persistante et d’une perte d’appétit qui ne s’améliorent pas, ce qui l’a conduit à consulter. Il a perdu 3 kg au cours du dernier mois. Il est conscient et orienté. Sa taille est de 168 cm, son poids de 62 kg. Sa température corporelle est de 37,2 °C. Son pouls est de 92 battements par minute et régulier. Sa tension artérielle est de 126/82 mmHg. Sa fréquence respiratoire est de 16 respirations par minute. Sa saturation en oxygène (SpO₂) est de 94 % à l’air ambiant. Il n’y a pas de lésions cutanées visibles. Les bruits cardiaques sont normaux. À l’auscultation des poumons, des crépitements fins en fin d’inspiration sont audibles au niveau des bases pulmonaires bilatérales. L’abdomen est plat et souple, sans douleur à la palpation; le foie et la rate ne sont pas palpables. Il n’y a pas d’œdème aux membres inférieurs. L’analyse urinaire révèle : protéines 2+, glucose 1+, corps cétoniques négatifs, sang occulte 3+. L’analyse sanguine montre : globules rouges 4,33 millions, hémoglobine 12,9 g/dL, hématocrite 41 %, réticulocytes 1,2 %, globules blancs 14 400 (neutrophiles 78 %, éosinophiles 1 %, monocytes 8 %, lymphocytes 13 %), plaquettes 330 000. Les résultats de la biochimie sanguine sont : protéines totales 6,8 g/dL, albumine 2,8 g/dL, bilirubine totale 0,6 mg/dL, bilirubine directe 0,2 mg/dL, AST 28 U/L, ALT 16 U/L, LD 247 U/L (valeur normale 124–222), ALP 111 U/L (valeur normale 38–113), CK 32 U/L (valeur normale 59–248), urée 36 mg/dL, créatinine 1,3 mg/dL, glycémie 138 mg/dL, HbA1c 6,3 % (valeur normale 4,9–6,0). Résultats immunologiques : CRP 11 mg/dL, β-D-glucane 2,2 pg/mL (valeur normale ≤10), facteur rhumatoïde 46 IU/mL (valeur normale ≤15), ANA négatif, MPO-ANCA 122 U/mL (valeur normale <3,5), PR3-ANCA négatif. L’échographie abdominale ne montre aucune anomalie au niveau des reins ou des voies urinaires. Les images de la tomodensitométrie thoracique sont présentées ci-dessous.
Quels états pourraient survenir chez ce patient? Choisissez deux réponses.
a. Myocardite
b. Hémorragie alvéolaire
c. Fibrose rétro-péritonéale
d. Hépatite auto-immune
e. Glomérulonéphrite rapidement progressive
Les réponses correctes sont b. Hémorragie alvéolaire et e. Glomérulonéphrite rapidement progressive.
118D72
Une femme de 75 ans (4 grossesses, 3 accouchements) s'est rendue à l'hôpital pour obtenir les résultats de son examen postopératoire de routine. Un cancer du col de l'utérus de stade IB lui a été diagnostiqué il y a trois ans, suivi d'une hystérectomie radicale et d'une annexectomie bilatérale. Elle n'a aucun symptôme. Elle est sous traitement pour une hypertension artérielle et une dyslipidémie. Ses fonctions cognitives sont normales, et elle est autonome dans sa vie quotidienne. À part une cicatrice chirurgicale abdominale, aucun signe anormal n'a été détecté lors de l'examen physique, des analyses urinaires, sanguines ou biochimiques. Une TDM abdominale et pelvienne avec contraste a révélé des métastases ganglionnaires multiples dans la région pelvienne. Conformément à son souhait et à celui de sa famille, une radiothérapie pelvienne externe a été entamée en ambulatoire.
Quelles complications précoces peuvent survenir après le début de la radiothérapie ? Choisissez deux réponses.
a. Nausées
b. Hématurie
c. Diarrhée
d. Occlusion intestinale
e. Sacro-iliite
Les réponses correctes sont a. Nausées et c. Diarrhée.
118D73
Un homme de 52 ans s'est présenté en clinique avec des douleurs aux deux plantes des pieds. Un diabète de type 2 lui a été diagnostiqué il y a cinq ans, mais il n'a pas été traité. Depuis trois mois, il prend un sulfonylurée prescrit par une clinique locale. Il y a un mois, il a commencé à ressentir des douleurs aiguës semblables à des piqûres d’aiguille dans les plantes des pieds au moment de s’endormir, ce qui affecte son sommeil. Il travaille comme employé de bureau. Il n’a pas d’antécédents de tabagisme et consomme de l’alcool occasionnellement. Il n’y a pas d’antécédents d’exposition à des produits chimiques. Le patient est conscient et orienté. Sa taille est de 176 cm, son poids de 56 kg, sa température corporelle est de 36,3 °C, son pouls de 82 battements par minute et régulier, sa tension artérielle de 128/78 mmHg, sa fréquence respiratoire de 18 respirations par minute, et sa SpO₂ de 96 % à l’air ambiant. Les bruits cardiaques et respiratoires sont normaux. L’abdomen est plat et souple, avec un foie et une rate non palpables. Résultats urinaires : protéines (-), glucose 1+, corps cétoniques (-). Biochimie sanguine : protéines totales 7,5 g/dL, albumine 3,9 g/dL, azote uréique sanguin 12 mg/dL, créatinine 0,6 mg/dL, glycémie à jeun 162 mg/dL, HbA1c 7,8 % (valeurs normales 4,9–6,0).
Quels résultats sont les plus probables chez ce patient ? Choisissez deux.
a. Faiblesse de la force de préhension bilatérale
b. Atrophie bilatérale des muscles gastrocnémiens
c. Diminution bilatérale de la sensibilité vibratoire dans les membres inférieurs
d. Absence bilatérale du réflexe achilléen
e. Absence bilatérale du réflexe bicipital
Les réponses correctes sont c. Diminution bilatérale de la sensibilité vibratoire dans les membres inférieurs et d. Absence bilatérale du réflexe achilléen.
118D74
Une femme de 72 ans consulte pour une douleur au genou droit qui persiste depuis 3 mois. Elle ne ressent pas de douleur au repos, mais éprouve une douleur importante lors du début de la marche ou en montant/descendant les escaliers. L’examen physique révèle un léger gonflement de l’articulation du genou droit, sans chaleur ni rougeur. Une sensibilité à la pression est observée sur la face médiale du genou droit. Une radiographie du genou est présentée.
Quelles sont les mesures appropriées pour un traitement conservateur ? Choisissez-en trois.
a. Thérapie par l'exercice
b. Conseils pour la perte de poids
c. Immobilisation par plâtre
d. Création d’un dispositif orthopédique
e. Prise de glucocorticoïdes
Les bonnes réponses sont a. Thérapie par l'exercice, b. Conseil sur la perte de poids, et d. Création d’un dispositif orthopédique.
118D75
Un nouveau-né de sexe masculin, âgé d'une heure, né à 37 semaines de gestation avec un poids de 4 000 g, a été testé pour une glycémie de 25 mg/dL en raison de sa macrosomie. Il a été décidé de commencer une perfusion intraveineuse de solution de glucose à 10 % via une voie veineuse périphérique. La vitesse d'administration du glucose est fixée à 4 mg/kg/min.
Calculez le volume horaire de perfusion de la solution de glucose à 10 %. Si un nombre décimal est obtenu, arrondissez à la deuxième décimale.
La réponse correcte est 9.6 mL/heure.
Étape 1 : Calculer la quantité de glucose nécessaire par minute
4 mg/kg/min×4 kg=16 mg/minÉtape 2 : Convertir cela en volume de solution de glucose à 10 % par minute
La concentration de la solution de glucose à 10 % est de 100 mg/mL. Donc :
16 mg/min / 100 mg/mL=0.16 mL/minÉtape 3 : Convertir en débit horaire
Étant donné qu'une heure contient 60 minutes :
0.16 mL/min×60 min=9.6 mL/heure